mardi 22 mai 2012

Les catins médiévales – Tome II


À l'époque médiévale, l'âge moyen du mariage est de 21 ans pour les femmes et 25 pour les hommes. Dès 16 ans les hommes peuvent fréquenter des prostituées, métier comme un autre.
Certes c'est un métier dégradant mais pas malhonnête. Les prostituées ont le droit de s’établir en guildes et paient un impôt. Elles n’ont pas le droit de résider en dehors de leur maison de passe et doivent se tenir aux derniers rangs dans les églises voire même sur le parvis.  Il est interdit aux filles de faire du racolage dans la rue. 
Une prostituée prise en flagrant délit de racolage est condamnée aux peines suivantes :
-  Amende : 8 pièces d’or
-  Peine afflictive : 20 coups de fouet ou de verge
Peine ignominieuse : son patron la porte nue sur ses épaules, du lieu de résidence au pilori. Elle y est attachée puis fouettée sur la place publique.
-  Peine administrative : bannissement de la ville pour une durée allant de 3 mois à perpétuité.
Récidive : la prostituée est marquée au fer rouge de la lettre P sur l’épaule puis sur le front à la seconde récidive avec bannissement perpétuel. Une ultime récidive la conduit à la peine capitale.
Les filles de joie racolent quasiment partout : bains publics, bois, buissons, ruelles réservées, cours des nantis et autres endroits insolites. 
La seule prostitution légale est la prostitution publique : prostibulum publicum. Elle se déroule dans des établissements construits et entretenus par les autorités publiques de la ville. Ces bordels municipaux, appelés bourdeaux ou bons hostels. L’établissement est tenu par une abbesse ou un tenancier qui paie un bail aux autorités et, encaisse le tiers des gains des filles en échange de leur pension. À cette période on ne parle pas de maisons closes car les filles sortent pour racoler, festoient au rez-de-chaussée avant de s’ébattre dans les chambres à l’étage. Il ne s'agit pas vraiment non plus de lupanar.

Le terme lupanar vient de "louves dévoreuses" car loup en latin se dit lupus. La maison de passe est une invention romaine. En 180 av JC, le consul Marcus édicte la loi du permis de stupre (de licensia stupri), c’est à dire le droit de tenir un commerce de prostitution en employant des esclaves fichées et enregistrées auprès des autorités. Le patron (le lenon) doit être le propriétaire de l’immeuble et des femmes.
Dans tous les cas les femmes qui vendent leur corps doivent respecter un règlement. Des officiers de la ville se chargent de le faire respecter et d’enregistrer les filles. Le règlement change selon les villes et les autorités laïques ou religieuses. Quelques exemples :
  • prêter serments aux autorités
  • payer le loyer toutes les semaines
  • participer aux dépenses de chauffage 
  • verser quelques blancs (monnaie) au guet de nuit qui les protège
  • repousser les fils trop jeunes et hommes mariés. Il y a cependant une grande tolérance.
  • ne pas coucher à deux avec une personne (mais peuvent coucher avec plusieurs s’ils ne sont pas parents)
Les étuves ne sont pas réellement des lieux de prostitution. D’ailleurs, il existe un décret l’interdisant. Pourtant la fornication tient une place très importante, à l’abri des regards. Comme les hommes mariés ne peuvent pas se laisser aller au prostibulum, ils profitent de la tolérance des étuves. Il s’agit d’une prostitution non institutionnalisée.
Les petits bordelages sont des établissements privés, des hôtels où les filles travaillent à l’occasion. Le racolage est nécessaire mais dangereux. L’établissement est tenu par une maquerelle. Cela lui permet d’arrondir les fins de mois. Elle peut être une entremetteuse de rendez-vous galants, peut fournir des jeunes aux plus nobles. Elles recueillent les victimes d’agression et devient des confidentes.

La prostitution libérale concernent les filles qui travaillent pour leur propre compte, elles vont d’hôtel en hôtel ou possèdent leur propre chambre.
Ces femmes deviennent petit à petit des courtisanes : prostituée de luxe, maîtresse de riches marchands ou notables. Les courtisanes deviennent réellement importantes à la fin du XVème siècle.

vendredi 4 mai 2012

L'épée, fidèle compagnon du chevalier.


L'origine de l'épée se trouve dans la plus haute antiquité voire l'âge de bronze. Les grecs et les romains utilisaient des épées courtes d'environ 60 centimètres en bronze puis en fer de moyenne qualité. 
L'épée longue (90 centimètres) est utilisée à l'époque carolingienne, c'est l'arme la plus noble de toutes. Certaines contenaient même des reliques en leur pommeau qui était creux. Le lien entre le chevalier et son épée est particulier et très fort. Elle porte parfois son nom, elle l'accompagne en toutes actions et si le chevalier se sent mourir il préfère briser son épée qu'un ennemi s'en empare. 
Utilisée pour frapper avec son tranchant l'épée porte un coup de taille, alors que la planter dans son adversaire est un coup d'estoc. Ces armes ont connu des évolutions au cours du moyen-âge. Vers le XIIIème siècle, il y a deux types d'épées : celles utilisées pour la taille dont la lame est légère et les autres plus lourdes et plus courtes destinées à l'estoc. Les chevaliers utilisaient la première à cheval et la seconde à pieds. 
Dans la cavalerie, l'épée a cessé d'être une arme de guerre au XVIème siècle et remplacée par le sabre.

Merci à Laurent Lamôle

vendredi 27 avril 2012

Un artisan à découvrir !

Voici le travail d'un artisan qui mérite d'être connu. Je vous laisse découvrir le travail de Patrick Diquero

Bougeoirs, photophores...
Porte-Cornes
Boucles de ceinture
Cornes à boire
Porte-bougies

Il propose même de faire des créations en fonction des demandes spécifiques alors n'hésitez pas !
patrick.diquero@orange.fr