vendredi 28 septembre 2012
Canicule médiévale
mardi 21 août 2012
Expression "Faire la nique"
Au Moyen-âge, faire le niquet est un signe de mépris qui consiste
à lever le nez en l'air avec impertinence.
Désormais il se résume à se moquer et à narguer quelqu'un.
mercredi 11 juillet 2012
La chanson de geste, une littérature...
Les chansons de geste, chansons d'histoire romancée, sont des poèmes qui narrent les hauts faits, les guerres, les drames imaginaires et les légendes pieuses d'illustres personnages historiques ou inventés. La chanson de geste est un mélange entre les faits historiques et les légendes. La plupart du temps ce sont des épopées qui relatent les exploits des héros, des modèles... Composées par des trouvères, dont on vante parfois le savoir et la noble naissance, colportées par des jongleurs qui hantent les palais et battent l'estrade, les quelque quatre-vingts chansons conservées constituent l'ensemble le plus important de la littérature française des origines. vendredi 6 juillet 2012
Expression "Qui m'aime me suive"
À peine sacré le roi Philippe VI de Valois (1293-1350) part en guerre contre les bourgeois de Bruges, insurgés contre leur seigneur, le comte de Flandre Louis de Nevers.
Il demande alors aux barons qui lui ont offert la couronne de l'assister dans cette première campagne. Comme ils se montrent quelque peu réticents, le connétable Gautier de Châtillon leur lance : "Qui a bon coeur trouve toujours bon temps pour la bataille".
Puis Philippe VI ajoute le désormais célèbre "Qui m'aime me suive".
mercredi 27 juin 2012
Expression "Aller où le vent me porte"
Cette expression est née d'une habitude qui tenait d'une croyance du Moyen-Age. Ceux qui étaient perdus sur la route, sans projets ou qui ne savaient quelle direction prendre à un carrefour... tiraient un oracle pour se décider. Il s'agissait simplement de prendre une plume, de souffler dessus et de laisser le sort choisir et d'aller dans le sens indiqué par le vent !
De là l'expression ainsi que de nombreuses histoires et contes dont un des plus connus est "Les trois plumes", rapporté par les frères Grimm mais qui existe en de multiples versions en Europe (du nord ou du sud) ou en Russie. Selon certaines variantes, les plumes pouvaient être remplacées par des balles, des pommes qui roulent, des flèches tirées etc...
mercredi 20 juin 2012
En mon for intérieur...
Expression " For intérieur"...
Le for est issu de forum au début du XVIIème siècle, avec la dernière acception citée, en ne s'appliquant d'abord qu'aux tribunaux de l'Église (juridiction ecclésiastique).
Quant au for intérieur aussi appelé for de la conscience, il désignait à l'époque ce qu'on appelait le tribunal intime de la conscience, chacun jugeant en secret ses actes selon ce que lui dictait sa conscience. C'est à partir du XVIIIème siècle que le for extérieur, locution maintenant désuète, a qualifié la juridiction civile, le for intérieur gardant son sens précédent.
Aujourd'hui, le mot for ne s'emploie plus que dans cette tournure pour évoquer la conscience réflexive qui signifie "dans le secret de sa pensée", "au fond de soi", sans être obligatoirement associé à une notion de jugement.
mercredi 13 juin 2012
De l'idéologie chevaleresque
De son origine guerrière et de son évolution sociale, la
chevalerie tire aussi d'autres valeurs, plus laïques. Elle honore en premier
lieu les vertus militaires, la prouesse et la fidélité. Par
prouesse, il faut entendre la qualité professionnelle du combattant à cheval,
capable de beaux coups d'épée et de lance, mais aussi la hardiesse, le courage
physique et moral, la maîtrise de soi, le triomphe de l'héroïsme sur la peur,
etc. La fidélité ou loyauté traduit l'attachement profond qui lie le
chevalier à son seigneur, qu'il le serve en tant que chevalier domestique,
vassal, mercenaire ou sujet. Elle consiste à mettre son corps en aventure
de mort, à supporter pour lui fatigue, froidure, chaleur, blessures.
Deux autres qualités sont également prisées : la largesse et
la courtoisie, valeurs typiquement aristocratiques, qui rendent compte de
l'évolution sociale de la chevalerie à partir de la seconde moitié du XIIe siècle.
La largesse est célébrée par les chevaliers qui en
bénéficient mais aussi par les princes et les sires qui la leur dispensent.
Elle consiste à leur fournir les ressources leur permettant de vivre dans leur
état improductif, dans l'exercice d'une profession honorée mais coûteuse :
altruisme, redistribution aux guerriers des richesses provenant le plus souvent
du butin telles que chevaux, armes, fourrures, étoffes précieuses, mais aussi
or et argent. Ces largesses réciproques à l'intérieur d'un même groupe dominant
tissent des liens de solidarité, de dévouement, de confraternité au sein d'une
chevalerie inégalitaire. Cependant, elles s'exercent à l'intérieur de la classe
aristocratique et ne doivent pas être assimilées à ce que l'on nommera plus
tard la charité, l'aumône, destinée aux pauvres, aux indigents, et donnée
directement ou par l'intermédiaire de l'Église. La largesse devient
chevaleresque au XIIIe siècle, lorsque noblesse et chevalerie
viennent à se fondre.
Il en va de même de la courtoisie, qui consiste à savoir se
bien tenir à la cour seigneuriale ou princière, en se conformant à ses usages.
Les catins médiévales – Tome I
L'orée du Moyen-Âge est marquée
en France par la conversion du roi Clovis en 496. Comme chacun le sait, la
monarchie est désormais en lien étroit avec le clergé. Le règne se fait au nom
de Dieu, le bien-fondé par la foi chrétienne. La sexualité et les liens du
mariage sont définis par le clergé qui en fait une véritable mission. Les
conciles du Latran impose la chasteté avant le mariage, condamne le plaisir
sexuel en incluant les positions inutiles à la procréation. Très logiquement la
prostitution est totalement dénigrée et bannie. Les pratiques sexuelles
illégales ne disparaissent pas malgré les interdits et obligations de l'Église.
Loin d'être à l'abri des regards la prostitution est répandue dans toute la
France, non loin des offices des religieux et religieuses et appuyée par la
noblesse.
La prostitution apparait sous
différentes formes. La première distinction se fait entre les
"nomades" et les "sédentaires". Vient ensuite le type de
prostitution, en fonction des règles et du lieu ; quatre catégories ont été
déterminées [Lombroso et Ferrero] : la prostitution sacrée, la prostitution
hospitalière, la prostitution concubinaire et la prostitution civile.
La prostitution sacrée, née avec les convictions des nicolaïtes
ensuite unies aux gnostiques. Plusieurs sectes sont vouées au contentement de
la chair, avec comme raisonnement celui que Jésus en tant qu'incarnation du
Christ avait lui-même éprouver les voluptés du corps. Ainsi le malsain est dans
la condamnation du plaisir sexuel. En 1373, le mouvement des Turlupins refait
surface, en s'adonnant au plaisir de forniquer en public. Châtiés par l'Église qui les considère comme
hérétiques, ses pratiques ont tout de même perdurées jusqu'à la Révolution française.
La prostitution concubinaire concerne davantage les courtisanes que
les prostituées. En effet, ces femmes vivent dans un contexte de confort avec
un concubin et des rentes. Insérées au cœur de la cour des nobles ces femmes
sont difficilement différenciables des autres, ce qui n'empêche de connaitre
leur activité.
La prostitution hospitalière touche également la sphère de la
noblesse, elle est très peu pratiquée dans le monde rural. Elle concerne les
femmes servantes telles les soubrettes et domestiques qui pratiquent la prostitution
malgré leur volonté.
Pour finir, la prostitution civile, la plus complexe,
car elle se décline dans les couvents, les monastères, les abbayes et même dans
les domaines seigneuriaux. Les deux sexes sont représentés dans des bordels
plus ou moins dissimulés. Que ce soit pour une "offrande" ou contre
un échange de service ou produit ; pour échapper aux foudres divines ou amasser
de l'argent en vue de sortir de la pauvreté : la prostitution abonde sous
toutes les formes.
Au moyen-âge, les prostituées
sont en grande majorité des femmes. Pourtant la prostitution masculine existe
déjà mais obligatoirement en cachette en raison de sévères discriminations et
condamnations par l'Église.
Les catins médiévales – Tome II
À l'époque
médiévale, l'âge moyen du mariage est de 21 ans pour les femmes et 25 pour les
hommes. Dès 16 ans les hommes peuvent fréquenter des prostituées, métier comme
un autre.
Certes c'est un
métier dégradant mais pas malhonnête. Les prostituées ont le droit de s’établir
en guildes et paient un impôt. Elles n’ont pas le droit de résider en dehors de
leur maison de passe et doivent se tenir aux derniers rangs dans les églises
voire même sur le parvis. Il est
interdit aux filles de faire du racolage dans la rue.
Une prostituée prise en
flagrant délit de racolage est condamnée aux peines suivantes :
- Amende : 8 pièces d’or
- Peine afflictive : 20 coups de fouet ou de
verge
- Peine ignominieuse : son patron la porte
nue sur ses épaules, du lieu de résidence au pilori. Elle y est attachée puis fouettée
sur la place publique.
- Peine administrative : bannissement de la
ville pour une durée allant de 3 mois à perpétuité.
- Récidive : la prostituée est marquée au fer
rouge de la lettre P sur l’épaule puis sur le front à la seconde récidive avec bannissement
perpétuel. Une ultime récidive la conduit à la peine capitale.
Les filles de joie racolent quasiment partout : bains
publics, bois, buissons, ruelles réservées, cours des nantis et autres endroits
insolites.
La seule prostitution légale est la prostitution publique : prostibulum
publicum. Elle
se déroule dans des établissements construits et entretenus par les autorités
publiques de la ville. Ces
bordels municipaux, appelés bourdeaux ou bons hostels. L’établissement est tenu
par une abbesse ou un tenancier qui paie un bail aux autorités et, encaisse le tiers des gains des filles en
échange de leur pension. À cette période on ne parle pas de maisons closes car les filles
sortent pour racoler, festoient au rez-de-chaussée avant de s’ébattre dans les
chambres à l’étage. Il ne s'agit pas vraiment non plus de lupanar.
Le terme lupanar
vient de "louves dévoreuses" car loup en latin se dit lupus. La
maison de passe est une invention romaine. En 180 av JC, le consul Marcus édicte
la loi du permis de stupre (de licensia stupri), c’est à dire le droit de tenir
un commerce de prostitution en employant des esclaves fichées et enregistrées
auprès des autorités. Le patron (le lenon) doit être le propriétaire de
l’immeuble et des femmes.
Dans tous les cas les
femmes qui vendent leur corps doivent respecter
un règlement. Des officiers de la ville se chargent de le faire
respecter et d’enregistrer les filles. Le règlement change selon les villes et
les autorités laïques ou religieuses. Quelques exemples :
- prêter serments aux autorités
- payer le loyer toutes les semaines
- participer aux dépenses de chauffage
- verser quelques blancs (monnaie) au guet de nuit qui les protège
- repousser les fils trop jeunes et hommes mariés. Il y a cependant une grande tolérance.
- ne pas coucher à deux avec une personne (mais peuvent coucher avec plusieurs s’ils ne sont pas parents)
Les
petits bordelages sont des établissements privés, des hôtels où les filles travaillent à
l’occasion. Le racolage est nécessaire mais dangereux. L’établissement est tenu
par une maquerelle. Cela lui permet d’arrondir les fins de mois. Elle peut être
une entremetteuse de rendez-vous galants, peut fournir des jeunes aux plus
nobles. Elles recueillent les victimes d’agression et devient des confidentes.
La
prostitution libérale concernent les filles qui travaillent pour leur propre compte,
elles vont d’hôtel en hôtel ou possèdent leur propre chambre.
Ces femmes deviennent
petit à petit des courtisanes :
prostituée de luxe, maîtresse de riches marchands ou notables. Les courtisanes
deviennent réellement importantes à la fin du XVème siècle.
mardi 29 mai 2012
Expression "Foncer tête baissée"
Cette expression viendrait du fait de la fin du XVIème siècle, où les casques des guerriers étaient munis de bassinets à visière qui les obligeaient à baisser la tête lors des charges pour affronter leurs adversaires pendant les batailles.
Cela signifie : Agir sans réfléchir et e jeter avec violence sans crainte des dangers qui en découlent.
Cela signifie : Agir sans réfléchir et e jeter avec violence sans crainte des dangers qui en découlent.
vendredi 4 mai 2012
L'épée, fidèle compagnon du chevalier.
L'origine de l'épée se trouve
dans la plus haute antiquité voire l'âge de bronze. Les grecs et les romains
utilisaient des épées courtes d'environ 60 centimètres en bronze puis en fer de
moyenne qualité.
L'épée longue (90 centimètres) est
utilisée à l'époque carolingienne, c'est l'arme la plus noble de toutes. Certaines
contenaient même des reliques en leur pommeau qui était creux. Le lien entre le
chevalier et son épée est particulier et très fort. Elle porte parfois son nom,
elle l'accompagne en toutes actions et si le chevalier se sent mourir il
préfère briser son épée qu'un ennemi s'en empare.
Utilisée pour frapper avec son tranchant
l'épée porte un coup de taille, alors que la planter dans son adversaire est un
coup d'estoc. Ces armes ont connu des évolutions au cours du moyen-âge. Vers le
XIIIème siècle, il y a deux types d'épées : celles utilisées pour la taille dont
la lame est légère et les autres plus lourdes et plus courtes destinées à
l'estoc. Les chevaliers utilisaient la première à cheval et la seconde à pieds.
Dans la cavalerie, l'épée a cessé d'être une arme de guerre au XVIème siècle et remplacée par le sabre.
Dans la cavalerie, l'épée a cessé d'être une arme de guerre au XVIème siècle et remplacée par le sabre.
Merci à Laurent Lamôle
vendredi 27 avril 2012
Un artisan à découvrir !
Voici le travail d'un artisan qui mérite d'être connu. Je vous laisse découvrir le travail de Patrick Diquero.
Bougeoirs, photophores...
Porte-Cornes
Boucles de ceintureCornes à boire
Porte-bougies
Il propose même de faire des créations en fonction des demandes spécifiques alors n'hésitez pas !
patrick.diquero@orange.fr
mardi 17 avril 2012
Les évangiles des quenouilles
Parce qu'un jour de 1479, un
homme s'est étonné des rumeurs, croyances et autres superstitions de certaines
femmes du nord de la France ; il décida de les recueillir et de les consigner.
Ces dictons populaires sont racontés principalement par des commères, des
femmes de petite vertu. Réunies entre elles après le diner, devant leurs
quenouilles, chacune raconte à son tour, chacune réagit au récit tenu. Récit
qui se transforme au grès des exemples et détails en cours de réunion. Inutile
de préciser donc que les prochaines lignes prêtent davantage à sourire qu'à
l'inquiétude. D'autant plus que beaucoup tournent autour du couple et de la vie
de famille. Voici quelques noms des
femmes que cet érudit à écouter bavasser : Sébille Rouge Entaille, Perette du
Trou ou Abonde du Four !
Voyons ensemble quelques extraits
de ces évangiles. L'intégralité serait, me semble-t-il, abuser de votre temps.
À petite dose, bêtise suffit !
- Pour que le nouveau-né ne soit ni glouton ni gourmant à table pour boire et manger et soit courtois en paroles et en faits avec les dames il doit manger une pomme cuite avant qu’il suce la mamelle de sa mère.
- Dame empêche tes enfançons de courir parmi les rues sur des chevaux de bois en tenant des lances ou déguisés en gens de guerre, c’est signe certain de guerre prochaine ou de dissension dans le pays.
- Si vous voulez savoir si vos époux ont compagnes observez si la pleine lune se passe qu’il ne vous approche car, dans ce cas son soupçon est fondé. Messieurs il ne faut pas pisser contre le soleil pour ne pas devenir tôt ou tard graveleux et attraper la pierre [calcul urinaire].
- Si vos poix ou poireaux bouillent dans le pot qui est hors du feu, sachez alors qu’il n’y a nulle sorcière en la demeure.
- Si un nourrisson naît avec le petit boyau [le cordon] jusqu’à la tête, cela veut dire longue vie, douce haleine, bonne voix et gracieuse éloquence.
- Ne pas donner à une future mariée du lait bouilli trop fréquemment car il pleuvra le jour de ses noces et elle aura un mari volontiers grognon et mélancolique.
- Lorsque l’on met des draps blancs dans un lit, l’ange de Dieu y repose jusqu’à ce qu’on y ait fait ou pet ou vesse.
mercredi 4 avril 2012
Expression "Apprendre par cœur”
Cette expression
est née au Moyen Âge car depuis l’Antiquité, le cœur est généralement considéré
comme le siège de la pensée et donc de la mémoire et de l'intelligence mais
aussi de l'affect. Au
Moyen Âge, "souper par cœur" signifie manger par l'imagination" soit
ne pas avoir de quoi manger. Certains évoquent quand même le fait que quand on aime quelqu'un, on ne peut pas l'oublier. C'est ainsi que le lien de l'organe à la mémoire serait fait.
CASTEL-BAYART ORGANISE UN CONCOURS DE VOS PLUS BELLES PHOTOS !
La photo lauréate vous permettra de GAGNER 50 € à valoir sur Castel-Bayart.com.
Lancez-vous ! La seule condition est bien-sûr le Moyen-âge : mise en situation avec vos armes et armures de combat, sur des sites et monuments historiques ou lors de vos reconstitutions et entraînements.
mercredi 28 mars 2012
mercredi 21 mars 2012
Monnaie monnaie monnaie
Différentes monnaies d'or, d'argent et de cuivre circulaient en Gaule à la fin de l'Empire romain. Au temps des rois mérovingiens, descendants de Clovis, ne subsiste guère que la monnaie d'or, sou et surtout tiers de sou, appelé aussi triens ou tremissis (à peine 1 g), imitations plus ou moins réussies des pièces impériales romaines. Le triens d'or devient quasiment espèce unique au début du VIIe siècle.
L'or provient principalement de la Méditerranée, en particulier des monnaies de l'Empire byzantin. Mais vers 650, la géographie économique et monétaire se modifie au profit du Nord d'où viennent des monnaies d'argent anglo-saxonnes et frisonnes (des Pays-Bas), les sceattas. En outre, l'or se fait plus rare et plus cher après la chute de l'Afrique byzantine et la prise de Carthage.
Vers 675, le sou d'or est complété puis remplacé par une pièce d'argent : le denier, du nom de l'ancienne monnaie romaine d'argent. Douze deniers font un sou. Les pièces sont produites un peu partout et revêtent de multiples aspects. Le contrôle des monnaies semble échapper en grande partie au pouvoir royal mérovingien.
L'or provient principalement de la Méditerranée, en particulier des monnaies de l'Empire byzantin. Mais vers 650, la géographie économique et monétaire se modifie au profit du Nord d'où viennent des monnaies d'argent anglo-saxonnes et frisonnes (des Pays-Bas), les sceattas. En outre, l'or se fait plus rare et plus cher après la chute de l'Afrique byzantine et la prise de Carthage.
Vers 675, le sou d'or est complété puis remplacé par une pièce d'argent : le denier, du nom de l'ancienne monnaie romaine d'argent. Douze deniers font un sou. Les pièces sont produites un peu partout et revêtent de multiples aspects. Le contrôle des monnaies semble échapper en grande partie au pouvoir royal mérovingien.
mercredi 14 mars 2012
La Guilde de la Grenouille
En effet, cette association médiévale est presque totalement constituée de combattant(e)s. Son capitaine, la Grenouille, la définit comme un regroupement de mercenaires, soldats piétons, fantassins, écumant routes et campagnes au XIII° siècle. Cela donne le ton : ici, points de troubadours, de fileuses de laine et de clercs calligraphes, nous sommes dans un registre martial. D'ailleurs, les râteliers postés devant le campement regorgent d'armes, et elles ne sont pas toutes d'apparat.
Car les temps de "fêt-mèd" que préfèrent les grenouilles sont les combats. Tantôt sur des moments inscrits aux programmes des offices du tourisme, devant des dizaines de spectateurs, tantôt à un coin de ruelle ou au sommet d'une tour face à quelques familles chanceuses d'être là au bon moment.
Même s'il s'agit de combat historique, l'escrime médiévale des Grenouilles est instinctive plutôt que chorégraphique ; cet esprit guerrier, toujours... A les voir croiser le fer en criant, on sent bien qu'il n'y a pas cette « zone de confort », cette tiède fluidité qui transparaît lors des combats codifiés aux enchaînements maintes fois répétés que pratiquent de nombreuses compagnies médiévales.
La Guilde de la Grenouille ne fait pas que guerroyer et faire bombance !
Marie-Boulette,
vice-présidente de l'association, a reconnu " qu'il y a un réel intérêt à faire en sorte que le public des fêtes médiévales devienne acteur au lieu de simple spectateur/consommateur. Les adultes sont plus réservés, mais les enfants adorent le moyen-âge. Alors on a trouvé des petits casques d'acier, on a fait faire des lances courtes à bouts ronds, et on appelle des enfants à enfiler le tabard, le heaume et à lever les lances le temps d'une mini-patrouille de 15 minutes pendant que les parents attendent au camp. Sur le trajet en ville, les enfants, chaperonnés par une des grenouilles, jouent les gros bras, interpellent les familles qui s'amusent de se voir sommés par des bouts de chou hauts comme cinq pommes."
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