mardi 10 janvier 2012

Les prémisses de la médecine


Dans les régions où les populations chrétiennes et musulmanes se mélangent, les échanges concernant les progrès médicaux se multiplient : en Espagne, en Sicile ou bien à Jérusalem. Avicenne est l’un des médecins arabes les plus importants de l’époque (né en 980) ; ses travaux et observations sont consignés dans le Canon d’Avicenne. Il y fait figurer toutes les maladies humaines ; notamment l’amour qui est une maladie cérébrale au même titre que l’amnésie ou la mélancolie…

C’est au XIIème siècle que commence la démarche des sciences du corps humains. Des ouvrages de médecine écrits par les Anciens sont ramenés de voyage par les médecins européens.  Les mystères du corps humain fascinent tellement que sont créer les premières universités de médecine à Paris ou Montpellier par exemple. L’enseignement qui y est distillé est fortement dépendant de l’église et nécessite des étudiants une richesse pour financer leur enseignement.

Même si l’occident s’enrichie du savoir médical étudié en profondeur par les érudits musulmans, certaines théories farfelues perdurent.  Ainsi quatre liquides parcourent le corps humain : le sang, la bile, la bile noire et le phlegme. Un humain est malade lorsque l’un d’entre eux se trouve en quantité trop importante par rapport aux trois autres. Il est également imaginé que certains organes sont chauds et d’autres froids.

Les consultations médiévales sont très curieuses. En effet pour déterminer l’origine des symptômes ou douleurs, le médecin base son diagnostic en fonction des urines du malade. Si elles sont trop claires c’est signe de problèmes digestifs ou troubles de l’estomac. Au contraire, des urines très foncées indiquent des soucis de foie.

La délivrance d’une ordonnance d’un traitement médicinal s’accompagne de recommandations spirituelles, telles que la prière, la pénitence ou même le pèlerinage. Pour les personnes du moyen-âge il est normal qu’un médecin prenne soin de la santé spirituelle au même titre que la santé physique.